argot

Massstaaa massta, mastah, master autre orthographe

"Masta" désigne un ami très proche, un partenaire de galère comme de victoire, une personne avec qui tu partages un respect solide. Le mot, popularisé dans les années 90 par la scène rap française (notamment via la culture hip-hop US où "master" ou "masta" renvoyait à quelqu’un de haut niveau), s’est transformé en terme d’affection et de fraternité. Aujourd’hui encore, on l’utilise pour marquer la confiance, la loyauté et la vraie connivence dans les cercles urbains, rap, ou sur les réseaux.

T’inquiète masta, on gère ça ensemble.

QUOICOUBEH, quoicoubaka, Quoicoubeh, Quoicoulittlebouab, Quoicoubacat, Quoicoucornesse autre orthographe

« baka » s’est faufilé tout droit des vibes anime/TikTok pour devenir un petit bijou d’insulte douce-amère. À la base, en japonais, ça veut dire « idiot », mais dans nos rues digitales, le mot s’est transformé en punchline taquine, lâchée pour clasher sans méchanceté ou pour chambrer quelqu’un qui fait n’importe quoi.

On l’utilise surtout avec un clin d’œil ironique, un peu cringe, un peu cute, façon otaku assumé qui mixe pop culture, troll et second degré. Bref, « baka » c’est l’insulte “mignon-agressif” des feeds TikTok, de ceux qui vivent entre street, mangas et DM chauds.

Arrête de faire le clown, baka.

bait narratif autre orthographe

Le narratif bait, c’est un piège mental où tu tombes amoureux d’une histoire attachée à un token, au point d’oublier que le marché s’en fout peut-être complètement. Dans la crypto, les narratifs sont puissants : AI, gaming, L2, RWA, etc. Mais le narratif bait, c’est quand tu te fais hypnotiser. Tu crois qu’un projet va monter parce qu’il coche tous les buzzwords, parce qu’un influenceur dit que « l’avenir c’est ça », ou parce que tu vois trois threads Twitter ultra stylés. Le problème, c’est que beaucoup de narratifs sont temporaires, gonflés par des whales qui veulent vider leurs bags pendant que tout le monde rêve d’un avenir futuriste.

Le narratif bait te fait acheter trop haut, sans regarder les fondamentaux, juste parce que t’es séduit par l’histoire. C’est comme un storytelling marketing qui gère ton portefeuille à ta place. Les traders expérimentés apprennent à analyser si un narratif a du jus réel ou si c’est juste une vague artificielle.

Le narratif bait, c’est une leçon essentielle : le marché récompense les vrais mouvements, pas les illusions bien emballées.

Je me suis fait narratif bait avec ce projet IA, j’ai acheté le top comme un touriste.

mode rug, rug pull autre orthographe

Le rug parano, c’est l’état mental où chaque nouveau projet te semble être un piège à loup. Tu vois un dev anonyme ? Rug. Liquidity lock de 30 jours ? Rug. Market cap trop bas ? Rug. Market cap trop haut ? Rug aussi.

C’est le trauma de tous ceux qui se sont déjà fait rug pull dans leur carrière crypto, parfois multiple fois, à des heures où ils auraient dû dormir. Le rug parano analyse tout avec une suspicion presque artistique : il lit les contrats smart comme un détective, il check les wallets des fondateurs, il compare les timestamps, il traque les patterns douteux. Ça peut te sauver la vie financière… mais ça peut aussi t’empêcher d’attraper des pépites, parce qu’à force de voir le mal partout, tu rentres dans aucun projet.

La vraie sagesse, c’est d’être vigilant sans devenir complètement aigri.

Depuis son dernier rug pull, Julien est en mode rug parano : il voit des scams partout.

zombie token autre orthographe

Un coin zombie, c’est un token qui est officiellement vivant — il existe, il tourne, il respire — mais en vrai il est mort depuis trois saisons. Pas de volume, pas de devs actifs, pas de nouvelles features, pas de hype. C’est comme un vieux compte Snapchat : techniquement là, mais plus personne l’utilise. Dans le slang crypto FR, un coin zombie c’est la hantise des traders débutants, car c’est souvent le résultat de promesses de pump éternel, d’une roadmap qui s’est arrêtée au premier graphique, ou d’un bear market qui a broyé le moral de toute l’équipe. Le coin zombie bouge parfois : il fait une petite résurrection de +10 %, juste assez pour piéger les âmes naïves. Puis il retourne dans sa tombe. Ceux qui checkent l’activité on-chain repèrent vite un zombie : wallets inactifs, liquidity pools à sec, Twitter du projet abandonné. Le danger du coin zombie, c’est qu’il te fait croire que t’as un bag dormant mais potentiellement explosif. Spoiler : il est surtout dormant. Ceux qui survivent longtemps dans la crypto apprennent à couper les zombies rapidement, pour garder leur énergie pour les projets vivants.

Ce token, c’est pas qu’il est périmé, c’est un vrai coin zombie depuis deux ans.

full-ape, ape mode autre orthographe

Partir en full ape, c’est le moment où tu coupes ton cerveau, tu ranges la raison dans un tiroir, et tu balances ton capital dans un trade comme si c’était un saut depuis un toit. On parle pas d’analyse ici : c’est le pur FOMO, l’instinct animal, la sueur froide mélangée à un peu d’euphorie. Dans le jargon crypto FR, faire full ape c’est typiquement acheter un coin parce qu’il vient de pump, que tout Twitter en parle et que t’as l’impression d’être le seul idiot à pas rider la vague. C’est un acte impulsif mais tellement humain : on veut tous être là avant que ça explose… même si 9 fois sur 10, ça explose dans l’autre sens. Le full ape peut arriver aussi sur les NFT, les presales, les airdrops. C’est une montée d’adrénaline où tu sais que tu fais une connerie mais tu te dis « peut-être que cette fois ça paie ». Le problème, c’est que le marché adore punir les full ape. Ceux qui survivent apprennent à garder une petite part de liquidité pour éviter de tout cramer en une soirée. Le full ape, c’est dangereux mais mythique : tout le monde le fait au moins une fois.

J’ai fait full ape sur ce nouveau meme coin, je pense que je vais pleurer demain.

débagger autre orthographe

Dégonfler son bag, c’est quand tu réalises que t’es chargé en tokens qui servent plus à rien, et tu décides de réduire la pression avant que ça t’explose à la figure. Le bag, dans la crypto-street, c’est ton sac de pièces : parfois rempli de gemmes, parfois rempli de déchets numériques que t’as achetés à 3h du matin parce qu’un mec sur TikTok t’a juré que « ça allait x100 easy ». Dégonfler son bag, c’est l’art de vendre petit à petit, stratégiquement, sans trash-dump ton propre portefeuille. Ça demande de l’humilité, parce que t’acceptes que t’es peut-être tombé dans un piège narratif : hype AI, hype DOGE-like, hype métaverse. Tu vends pas tout : tu dégonfles juste, histoire de reprendre ton souffle et ta lucidité. Le vrai skill, c’est d’éviter de le faire par panique : tu dois analyser si le projet est mort ou juste en mode hiver crypto. Ceux qui savent dégonfler leur bag à temps survivent longtemps dans le game. Ceux qui refusent finissent en mode hodler malgré eux, coincés dans des tokens qui font plus de volume depuis trois lunaisons. C’est une pratique saine, un reset mental et technique.

Quand j’ai vu que mon bag était rempli de tokens fantômes, j’ai commencé à dégonfler tout doucement.

requin, rek1 autre orthographe

Dans la crypto, un rekin c’est le gars qui nage dans le marché comme si c’était son océan perso. Il n’est pas forcément milliardaire ni whale, mais il connaît tellement les patterns qu’il détecte les breaks de structure avant même que le chart charge. Le rekin vit dans une ambiance mi-FOMO mi-calcul mental : il sait lire un orderbook, il repère les murs de liquidités, et il entre en mode chasseur quand il sent que les newbies paniquent sur un dump de –7 %. Il a toujours le doigt sur le bouton buy mais jamais sans plan, car il respecte la street-rule numéro un : « tu suis pas la hype, tu la devances ». Dans l’écosystème, être un rekin c’est avoir cet instinct animal de capter les zones d’intérêt, les narratifs du moment (AI, RWA, L2), et de savoir esquiver les rug pulls comme si son radar interne bipait. C’est un mix de flair, de technique et d’intuition brute. Pas besoin de Rolex : les vrais rekins sont reconnus à leur capacité à sortir du marché au moment exact où tout le monde croit au paradis. Le jour où tu prends une trade gagnante juste en lisant le mood du marché, t’as fait ton premier pas dans la famille des rekins.

Depuis qu’il a survécu à trois rug pulls sans tilt, Sofiane dit qu’il se sent rekin pour de vrai.

waʃ autre orthographe

Wsh — salutation vulgaire et familière, héritée de la street, utilisée comme « yo » ou « quoi de neuf ». Très utilisée dans les quartiers, les discussions informelles ou les débuts de vidéos TikTok. Dire wsh, c’est se situer direct : c’est pas du langage formel, c’est l’attitude du bloc, du quotidien sans filtre. C’est le mot qui dit « on vient d’en bas », « on parle vrai », « on reste nous-mêmes ». Wsh c’est aussi l’accueil, le lien, le contact direct. C’est simple, brut, et ça rassemble ceux qui comprennent le code.

Wsh mon zin, quoi de neuf ?

cheh, Rhalassr autre orthographe

Cheh, c’est l’expression parfaite pour savourer la chute de quelqu’un — un mélange de moquerie, de revanche verbale ou de satisfaction crue. Quand un plan foire, un clash se termine mal, ou qu’un adversaire se fait recaler, on sort le cheh. C’est un petit coup de massue moral, souvent dans un contexte de rivalité ou de joute verbale. Dans la street et sur les réseaux, cheh devient l’arme non physique : tu touches l’autre dans son orgueil sans lever le poing, juste avec un mot. Intense, sale, efficace — le cheh frappe fort quand tout s’écroule pour l’autre.

Il pensait tout contrôler, mais cheh — tout s’est écroulé pour lui.