- dehek dahak dehak dahek, dahak dehak dahek dehe autre orthographe
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Les policiers te hagra
Sin: HagraIls vont venir te dehek
Le dictionnaire du langage de la Street
Si tu comprends dalle que à tout ce qui est compilé dans ce dictionnaire c'est que t'es encore loin d'avoir la street cred... Mais t'es al pour apprendre et contribuer alors lâche tes définitions !
Si t'es pas là pour avoir la street cred mais pour parler la langue de tes enfants, de ton mec, des rappeurs et des lascars, ce dictionnaire est aussi fait pour toi !
Le mot du jour
Les derniers mots ajoutés
- tchoin tshoin, choin, despacito, pupute, pokertchoin, pokerpute autre orthographe
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« Tchoin » est un mot devenu massif dans la culture urbaine depuis son explosion via Niska. Il désigne une fille perçue comme intéressée, instable ou manipulatrice, souvent dans un contexte de relations compliquées. Le mot est dur et vulgaire, mais il est largement employé dans les codes rap et les discussions entre jeunes. La popularité du terme vient de son refrain devenu viral, qui a cimenté son usage dans toute la street.
Dans « Tchoin » (Niska, 2016), il répète : « Tchoin, tchoin ».
- scred skred, en scred autre orthographe
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« Scred » signifie faire quelque chose discrètement, sans attirer l’attention. Le mot vient du verlan « discret », popularisé notamment par la Scred Connexion (Paris). Le terme est resté dans toute la culture street, où la discrétion est un art : gérer ses plans, ses relations, ses mouvements sans bruit ni drama. En scred, c’est la manière officielle de dire qu’on fait ça hors radar.
Ils sont partis en scred, personne a capté.
- mélo autre orthographe
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« Mélo » désigne la mélodie, surtout dans un contexte rap où le chant et les refrains mélodiques ont explosé ces dernières années. Les rappeurs de Paris comme ceux de Marseille utilisent le mot pour parler de leur style musical, de leur identité vocale ou de la vibe émotionnelle d’un morceau. Dans la street, mélo peut aussi désigner une personne qui chante en mode doux, un artiste qui mise sur le ressenti et les harmonies.
Il est trop chaud en mélo, ses refrains restent dans la tête.
- Kichta quichta autre orthographe
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« Kichta » signifie l’argent, la somme de billets, souvent en cash. Très répandu chez les rappeurs de Paris et du Sud, le mot évoque une image physique de l’argent empaqueté. C’est un mot pratique pour parler du produit d’une combine, d’un concert, d’un deal ou d’un travail bien payé. Dans la street, kichta rime avec réussite immédiate et mouvements rapides de monnaie, loin des systèmes bancaires classiques.
Il a récupéré la kichta et il s’est fait discret.
- kalash autre orthographe
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« Kalash » est utilisé dans le rap et la street pour évoquer la Kalachnikov, une arme devenue symbole dans l’imaginaire urbain. Le mot représente la puissance, le danger, mais aussi une image brute et radicale de la réalité de certains milieux. C’est un terme très repris dans les morceaux inspirés de la rue, où il sert de métaphore pour la dureté, l’impact ou la violence symbolique des paroles. Il fait partie du lexique rap depuis plus de vingt ans.
Dans « Kalash » (Booba feat. Kaaris, 2015), on entend : « Kalash, kalashnikov ».
- crari krari, crarri, craly, crari-crari autre orthographe
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« Crari » signifie « faire semblant », « faire genre », souvent pour moquer quelqu’un qui se donne un style ou une importance qu’il n’a pas. Le mot est né dans les quartiers parisiens avant de se répandre partout via le rap et les réseaux. C’est une manière directe de dégonfler les ego, de rappeler à quelqu’un qu’il joue un rôle. Dans la culture urbaine, crari est utilisé aussi bien pour chambrer un ami que pour critiquer un comportement trop surjoué.
Arrête de faire le mec crari, on te connaît.
- bendo bendo/bènedo, bendoz autre orthographe
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« Bendo » désigne le quartier, le bloc, l’endroit où tout se passe : les potes, la débrouille, les histoires. Popularisé dans le rap français — notamment en région parisienne — le mot est devenu un symbole identitaire de la street. Il évoque la proximité, la réalité du terrain et les codes du bitume. Le bendo, c’est autant un lieu physique qu’un état d’esprit : les racines, les habitudes, la zone où l’on évolue depuis jeune. Le mot est devenu un marqueur de crédibilité et un pilier du lexique urbain moderne.
Dans « Bendo » (Ninho, 2016), il rappe : « J’viens du bendo ».
- oseille autre orthographe
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« Oseille » désigne l’argent, mais avec une coloration beaucoup plus vieille école, très banlieue française et très rap 90s–2000. Le mot continue pourtant d’être employé aujourd’hui, notamment dans les quartiers et dans les productions rap qui rendent hommage à l’argot traditionnel. Il évoque autant la galère pour en gagner que la fierté quand on en empoche. C’est un des mots de la street qui n’a jamais disparu.
On fait ça pour l’oseille, pas pour la gloire.
- boloss bolosse autre orthographe
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« Boloss » désigne quelqu’un de naïf, faible, facile à duper ou à ridiculiser. Le mot, popularisé par les lycées, les quartiers et Internet, est devenu une insulte soft mais très courante. Un boloss c’est la personne qui se fait avoir, qui manque de street cred, qui ne comprend pas les codes. C’est aussi un terme utilisé en humour pour chambrer un ami.
T’es un boloss frère, pourquoi t’as dit oui ?
- zévré autre orthographe
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« Zévré » qualifie une personne ou une situation complètement instable, imprévisible, prête à basculer à tout moment. Le mot est utilisé dans la street pour parler d’un individu nerveux, trop excité, capable de partir en vrille sans prévenir. Il peut aussi désigner une ambiance électrique où les tensions sont palpables. C’est un terme qui transmet l’idée d’une énergie brute et incontrôlable.
Fais gaffe à lui ce soir, il est trop zévré.
