Le dictionnaire du langage de la Street

Si tu comprends dalle que à tout ce qui est compilé dans ce dictionnaire c'est que t'es encore loin d'avoir la street cred... Mais t'es al pour apprendre et contribuer alors lâche tes définitions !

Si t'es pas là pour avoir la street cred mais pour parler la langue de tes enfants, de ton mec, des rappeurs et des lascars, ce dictionnaire est aussi fait pour toi !

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tkt, tqt, t'inquiète, tinkiete autre orthographe

« Tkt » est l’abréviation reine du langage SMS et réseaux. Dans la street, c’est un moyen rapide de rassurer, d’éteindre une embrouille ou de dire qu’on gère la situation. C’est un mot qui transporte une vibe de détente, un calme posé dans un environnement où tout peut aller vite. On l’utilise pour montrer qu’on n’est pas stressé ou pour transmettre une assurance tranquille.

Tkt mon ref, j’m’occupe de tout.

teh-hi autre orthographe

« Teh » sert à attirer l’attention ou exprimer un étonnement moqueur, comme un petit bruit de surprise utilisé dans les quartiers pour piquer quelqu’un. Le terme est souvent lâché avant une punchline ou une vanne, comme un signal sonore qui annonce qu’on va envoyer une pique. Dans la culture tchatche du bitume, « teh » est à moitié une interjection, à moitié un style d’attitude.

Teh ! Comment il s’est raté devant tout le monde.

tiss-m autre orthographe

« Tisem » signifie frère, pote très proche, allié de confiance. Le mot vient du verlan de « mec-ti » (petit mec) et s’est installé dans les zones urbaines comme une manière affective mais street d’interpeller quelqu’un de son cercle. Il implique une proximité réelle : on ne dit pas tisem à n’importe qui. Dans la musique, il est souvent utilisé comme marqueur d’un lien fraternel, d’une équipe soudée.

Viens par ici tisem, faut qu’j’te parle.

hop-hop-hop autre orthographe

Expression utilisée pour freiner quelqu’un, le calmer ou mettre un stop net. Dans la street, c’est une manière théâtrale et dynamique de reprendre le contrôle d’une situation. L’expression est souvent utilisée avec humour, mais peut aussi servir à remettre un ami dans le bon sens quand il s’emporte ou s’égare. Sur les réseaux sociaux, elle a été reprise comme gimmick dans des vidéos où on coupe court à une action trop déplacée.

Hop hop hop, tu vas trop loin là, redescends.

sharo, charro, Charo autre orthographe

« Charo » vient de « charognard » et symbolise quelqu’un qui ne lâche rien : une personne prête à tout pour atteindre son objectif, surtout dans la street. Le terme peut être positif, pour dire qu’on est déterminé, ou négatif, pour parler d’un comportement trop insistant, notamment dans la drague. Popularisé par Niska, « charo » est devenu un code de mentalité : avancer même quand c’est dur, gratter chaque opportunité, faire preuve d’une résilience brutale.

Il lâche jamais, c’est un vrai charo quand il veut quelque chose.

Binks, binx autre orthographe

« Binks » désigne le quartier, le bloc, l’endroit où la street respire et où les gens ont leurs repères. C’est un mot très implanté dans le rap français, symbolisant le terrain, l’endroit d’où tu viens et qui t’a forgé. Dire « le binks » c’est parler d’un espace qui mélange débrouille, solidarité, histoires sombres et souvenirs d’enfance. Dans la culture jeune, le terme peut aussi désigner un groupe soudé, une zone où tout le monde se connaît et où les codes sont respectés.

On se voit au binks après le taf, y’a l’équipe.

sem, söm autre orthographe

« Seum » c’est la rage sale, la frustration qui te colle à la peau quand un plan part en fumée ou que la vie te met un coup de pression gratuit. Le mot vient de l’arabe « sèmm » (poison) et s’est ancré dans la street comme une manière brute de dire qu’on a le cœur noirci par la déception. Le seum, c’est pas juste être triste : c’est ruminer, c’est bouillonner, c’est serrer les dents. Les jeunes l’utilisent pour tout, du petit échec quotidien à la vraie trahison qui laisse un goût amer.

J’ai trop le seum, j’ai raté le dernier métro.

autre orthographe

« Méga » est un boosteur d’intensité utilisé par les jeunes pour appuyer une émotion, une envie ou un jugement. Même si le mot n’est pas nouveau, il a été réapproprié par la street et les réseaux pour donner un ton spontané, parfois comique, souvent énergique. C’est l’équivalent d’un superlatif instantané : méga drôle, méga chaud, méga relou. L’usage reconnecte avec l’exagération typique des discussions de groupe, où l’on amplifie tout pour mieux faire passer une vibe.

Je suis méga chaud pour jouer en tournoi ce week-end.

baï, bail, bay autre orthographe

« Bails » c’est le mot passe-partout de la street : ça peut vouloir dire les plans, les histoires, les embrouilles ou toute situation en cours. Sa force, c’est qu’il s’adapte à tout. On demande les bails pour savoir ce qui se passe, pour se mettre à jour, ou pour organiser une soirée. Le mot est ultra présent dans le rap et dans l’oralité jeune, où il sert à garder du mystère ou à parler d’un contexte sans trop détailler. C’est un mot qui dit beaucoup en disant peu.

Donc c’est quoi les bails ce soir ? On bouge ou pas ?

autre orthographe

Dans la street, « khalass » c’est l’acte de payer, de régler, mais aussi d’assumer pour le groupe. Le mot vient de l’arabe (« terminé ») et s’est transformé en langage urbain pour désigner le geste de sortir l’argent, souvent dans un contexte amical ou fraternel. « Khalass » porte une valeur de respect : celui qui khalass montre qu’il est carré, qu’il tient son rang. Le mot s’entend beaucoup dans les quartiers, les snacks, les halls, ou dans certains morceaux de rap où il symbolise la générosité et la débrouille.

C’est moi qui khalass aujourd’hui, vous prenez rien.

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